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- : : LES K9 UNITS: : -

 

Les chiens de la police Américaine

 

Pour tout connaitre sur les unitées K 9

 

 

 

 

"In dogs we trust"

 

 

Quand les gens ont des problèmes, ils appellent la police.

Quand la police a des problèmes, elle appelle les maître-chien.

 

 

Les équipes canines de la police américaine

Les premières unités canines américaines furent créées en 1907, à Orange (New Jersey) puis à New York.

Pendant l'été de 1907, le lieutenant George WAKEFIELD traversa l'europe afin d'étudier l'utilisation des chiens pour le travail de police; il se rendit notamment en Allemagne et en Belgique où les forces de l'ordre utilisaient déjà des chiens. Fort de ses observations, il rentra à New York avec 6 bergers belges groenendaels.

En octobre, les patrouilles canines débutaient. L'emploi futur des chiens dans la police allait dépendre des résultats obtenus dans ces premières villes.

Ce fut un grand succès et Kellogg DURLAND écrivait dans le journal " Boston Evening Transcript " :"Durant la première année après l'introduction des chiens dans le corps de la police, les crimes ont été réduits de 50%; et maintenant (4ans après), ces chiens ont pratiquement éliminés tous les crimes (cambriolages...) qui étaient devenus courants dans les quartiers résidentiels."

Le constat fut si bon que les départements de police des différents états suivirent l'exemple: New Haven (Connecticut), Baltimore (Maryland), Detroit (Michigan)...

Aujourd'hui, tous les états d'Amérique possèdent leurs équipes canines: Les K9 TEAMS (le K et le 9 phonétiquement en anglais donne le mot "canine"), qui ont pour devises "To protect and to serve" (Protéger et servir)".  

Aux USA, les K9 Units (unités canines) jouissent d'une réputation à toute épreuve; ce sont des services à part entière. L'opinion publique leur est favorable, par le travail de proximité qu'elles effectuent tout en restant en contact serré avec la population. Elles sont proches des citoyens et des enfants...

C'est grâce à leur sélection, leur encadrement et leur entraînement, que le personnel cynophile de la police bénéficie d'une bonne image, de la reconnaissance et du respect des gens. Pour pouvoir effectuer le métier de maître-chien de police, le candidat doit répondre initialement à plusieurs obligations:  

- Etre âgé de moins de 40 ans

- Avoir une permission écrite de sa femme pour qu'il devienne maître-chien

- Etre marié et propriétaire de sa maison ou s'il est locataire, il doit avoir la permission de son propriétaire de garder un chien chez lui

- Avoir la permission de ses proches voisins de garder un chien chez lui

- Absence d'autres chiens ou chats chez lui qui pourraient géner le chien de service

- Etre particulièrement motivé par le programme d'entraînement K9

De plus, le futur maître-chien de police doit avoir au moins 3 ans de service dans la police et être bien noté par ses supérieurs.

Il faut qu'il passe également devant une commission d'experts qui le jugeront sur ses qualités physiques et psychiques.  

Une fois la sélection passée, le maître-chien de police va prendre ses fonctions au sein du service. L'encadrement et les tâches de chacun sont bien spécifiques.

On y trouve le DOG HANDLER, le maître-chien; le TRAINER, l'entraîneur, car aux USA on ne parle pas de dresseur ou de dressage, mais d'entraîneur et d'entraînement; le MASTER TRAINER, le maître-entraîneur, qui forme les entraîneurs et juge les équipes canines dans les épreuves de dressage de chien de police.

Quant à la sélection des chiens policiers, les américains sont loin d'être sectaires. Ils ont essayé à peu prés toutes les races de chien de travail: du berger allemand au pitt bull, en passant par l'akita inu et le rhodesian ridgeback. Toutefois, ils considèrent que le berger allemand semble être le chien le mieux adapté au travail de police. Ils utilisent cependant beaucoup le doberman, le rottweiler, le bloodhound; ce dernier étant exclusivement utilisé pour la traque. Ils ont aussi du berger américain, le berger allemand blanc, particulièrement dans le Maryland et les états du nord; il possède les même caractéristiques que le berger allemand.  

Tous ces chiens sont, soit achetés dans des élevages privés aux USA, au Canada ou en europe, soit donnés par des particuliers.

Les chiens doivent correspondre au standard de leur race et avoir entre 10 et 24 mois. Ce sont en général des mâles, même si parfois des femelles sont utilisées.

Comme le maître-chien, le chien doit également répondre à certaines exigences:

-   sens olfactif

-   loyauté

-   stabilité émotionnelle

-   capacité d'apprentissage

-   courage

-   sociabilité

-   intelligence

-   agressivité

-   poids et taille adéquate

Le K9 OFFICIER (officier de la canine) et son chien forment alors la K9 UNIT(unité canine) qui va s'entraîner pour remplir aux mieux ses fonctions de prévention, de protection et d'intervention.  

 

 

 

L'entrainement des chiens de la police américaine

L'équipe K9 est un véritable couple, à tel point que lorsque l'officier K9 parle de son chien, il dit "mon partenaire".

Denis DUTRA du département de police d'Oakland précise:

"Il est comme mon ombre, patrouiller avec un chien, c'est quasiment pareil que de travailler avec un homme. Comme avec un homme, on dépend du savoir-faire de l'autre et on doit savoir comment il fonctionne pour savoir comment réagir quand les choses vont mal."

D'où la nécessité de l'entraînement du team K9.

Si le dressage des chiens est relativement proche des techniques employées en France, il y a malgré tout des différences importantes. Notamment par exemple, dans le saut d'obstacle; on ne demandera jamais à un chien de franchir une palissade de 2 mètres directement; on utilise une plate-forme à mi-hauteur de manière à ce que le chien ne retombe pas de trop haut. On ne veut pas "abîmer" le chien.

Mais c'est surtout dans le travail des hommes d'attaque que résident les différences.

Le travail de mordant commence à partir de 12 mois; c'est un mordant utilitaire qui n'est jamais demandé dans un esprit de jeu ou sportif. C'est toujours dans un but de protection. Les américains ont repris le programme allemand.

A noter qu'en général, le travail de police avec chien se fait sans muselère. 3 états seulement en exige le port.

C'est donc un contrôle à toutes épreuves du chien qui est demandé; il faut que le chien sache intervenir parmi plusieurs personnes et en n'en touchant qu'une.  

Aux USA, deux méthodes d'intervention du chien sont utilisés et soulèvent des polémiques:

1          -            The Reasonable Force: qui correspond un peu au "cherche-aboie". Lorsque le chien est envoyé sur une recherche, par exemple dans un entrepôt, il travaille vite et souvent assez loin de son maître. Quand le chien trouve le suspect, il tourne autour en aboyant. Le maître se dirige en fonction du lieu d'aboiement pour rejoindre le chien et le suspect afin de procéder à l'arrestation. Ce style d'intervention est exigé dans certains états pour limiter les bavures (qui coûtent très cher à la ville ou à l'état cat c'est eux qui doivent payer). On considère alors qu'il vaut mieux que le chien se fasse abattre plutôt qu'il morde. Cette méthode était celle des gardes frontières allemands lorsqu'ils suivaient une piste. En effet, les passeurs avaient des protections aux bras et poignardaient les chiens. Aussi ils firent en sorte que les chiens restent à quelques mètres en aboyant autour; ce genre de travail est valable dans un environnement de forêt, où il peut se dissimuler, et si l'individu n'a qu'un couteau. La Reasonable Force est contestée, d'autant qu'aux USA beaucoup de gens sont armés.

En bloquant le chien et en limitant son pouvoir d'action, on l'expose à des risques importants.

2          -            The Handler Control: dans la même situation, le chienn dès qu'il trouve le suspect, attaque. C'est le maître qui dirige. Il y a dans ce cas évidemment plus de risques de bavures, mais également plus de chance pour le chien de rester en vie. Dans tous les cas, le chien travaille sans laisse; il décide de l'action à suivre.

En France, l'intervention se fait dans muselée dans un premier temps, puis l'on démusèle le chien en cas de problème. Les chiens sont professionnalisés, soit en chien de patrouille, soit en détection, en pistage... alors qu'aux USA, tout est confondu.

Dans cette seconde méthode, la contreverse porte sur le fait que le chien, attaquant de lui-même, peut être dangereux pour une personne innocente, qui aura eu le seul tort de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. De plus, le laps de temps que demande l'arrivée du maître et l'ordre qu'il donne pour stopper, celui-ci peut être assez long, même si dans cette technique le maître-chien dit toujours rester proche de son partenaire canin, pour l'arrêter ou le soutenir selon la situation.  

Il faut cependant remarquer que, si dans la Reasonable Force, le chien tourne et aboie, rien ne garantit que le chien se contentera d'aboyer à distance, car sur le terrain de dressage, l'homme d'attaque sait comment se comporter pour ne pas provoquer l'attaque du chien pendant la garde au ferme. Mais une personne qui ne connaît pas les chiens risque d'essayer de fuir ou d'intimider celui-ci, ce qui aura pour effet de déclencher l'attaque. Par conséquent, même dans le but de protéger un innocent pris pour un suspect, cette méthode n'est pas efficace à 100 %.

Il y a donc du pour et du contre dans chacune de ces méthodes et le débat reste ouvert.

Suite à l'entraînement et avant d'être lâchée dans la rue, l'équipe canine est mise à l'épreuve. Les décisions du maître, la travail du chien, tout est pris en compte. La description d'une épreuve, permet d'en cerner au mieux sa difficulté.

Cela se déroule de nuit, sur un terrain de sport, le maître-chien se présente à l'entrée. Il ne sait rien de ce qui l'attend, il sait seulement que quelque chos va se passer et qu'il devra agir comme il le ferait pendant son service.

Le terrain n'est pas éclairé, tout à coup des détonations retentissent sur la droite. Un homme crie "attention, il est armé !". Le policier lance son chien en direction des coups de feu. Les projecteurs se mettent en marche, on peut y voir comme en plein jour, malheureusement c'est pour s'apercevoir que le chien est parti à l'attaque sur un officier de police qui tire sur un suspect, qui se trouve lui, complètement à l'opposé. Les choses se compliquent, que va faire le maître-chien ? Une fausse attaque comme en France ? Non, et c'est là le tour de force, il stoppe son chien, lui désigne le vrai coupable et le relance à l'attaque. Le chien qui se trouvait à 30 mètres de son maître a parfaitement exécuté cette petite performance. L'arrestation du malfaiteur s'est faite sous les bravos du public. Pour la petite histoire, le policier sur qui le chien était d'abord lancé avait une manchette de protection civil sous son blouson, pour le cas où ! C'est un exemple d'épreuve de fin de stage K9, il n'y a pas de côté sportif.

Le but est de démontrer que son chien est complètement contrôlable, car pour citer un autre exemple éloquent, on pourrait imaginer un homme qui secoue le maître-chien en criant "ma femme est en train d'accoucher...".  

 

 

Shoot and move - Survivre dans la rue

Robert EDEN, grand spécialiste du dressage des chiens policiers affirme:

-"un échange de coups de feu entre la police et des malfaiteurs (qui sont souvent équipés de pitolets mitrailleurs) est toujours une épreuve dure à supporter pour le chien. On est loin du terrain de dressage où sont tirés quelques coups de feu au 6 ou 9 millimètres. Certains chiens ont été pris de panique, d'autres réagissant de manière agressive devenaient tellement ecités qu'ils étaient incontrôlables. Ce n'est pas que ces chiens soient incapables ou mal dressés, mais ils n'étaient pas préparés à une telle agression sonore."

Pour répondre à ce genre de problème, les américains ont mis en place un entraînement spécifique.

On sait que la police s'exerce régulièrement au tir en situation dans des centres où sont reconstituées des rues (genre décor de cinéma) et des scènes de la vie quotidienne. Le policier avec son arme de service doit effectuer un parcours et résoudre des situations tout au long de sa progression. Des cibles représentant malfaiteurs, civils innocents ou policiers (en grandeur nature) apparaissent subitement et selon les cas, il devra ou pas tirer. La rapidité d'action est primordiale ainsi que le self-control. Ce genre d'entraînement met les nerfs des policiers à rude épreuve. Tirer sur un civil innocent ou sur un collègue, même en bois, est pénalisable. Les entraîneurs de chien ont donc eu l'idée d'adapter des parcours pour les officiers K9, pour préparer les chiens aux fusillades les plus violentes, et en faire de véritables partenaires capables de travailler sans laisse, et quoi qu'il arrive, pour qu'ils demeurent toujours contrôlables.

Un officier K9 pris dans une fusillade doit pouvoir laisser son chien à couvert en position couchée, avancer seul jusqu'à la prochaine position de couverture, appeler son chien puis recommencer pour être le plus près possible du suspect et pouvoir intervenir. La fusillade est continue pendant toute la progression de l'équipe K9. L'exercice se finit par l'arrestation du malfaiteur par le chien.

On demande au chien de seulement suivre le maître dans le parcour sans gêner l'agent de police et l'action, sans laisse.

Cet entraînement s'appelle SHOOT AND MOVE (tire et bouge).  

 

 

Le chien, une arme intermédiaire efficace

Les résultats des équipes K9 sont éloquents: il a été prouvé que les maîtres-chiens se servent rarement de leur arme, pourtant ils font deux fois plus d'arrestations que les policiers sans chien. Il serait fastidieux d'énumérer les statistiques de chaque ville ou états des USA. Mais pour ce faire une idée, voici les chiffres de la ville de Miami (Floride): 813 000 habitants, la police compte 18 maîtres-chiens (peu d'effectif); sur les 6 premiers mois de 1995, il y a eu 30 000 délits, 51 meurtres, 140 viols, 3 400 agressions. Les équipes canines sont intervenues 15 000 fois et ont procédé à 500 arrestations, 70 morsures ont été comptabilisées.

Bill WILBANKS, criminologue dit:

- "les chiens permettent aux policiers de contrôler une situation, sans se servir de leur arme. Ce sont d'excellents outils de travail s'ils sont bien entraînés. Biens sûr, il y a des abus, mais si on compare le côté positif et le côté négatif, c'est le côté positif qui l'emporte."

 

 

Les techniques d'intervention

De part leur spécificité, les unités K9 de la police américaine sont pratiquement toujours les premières à arriver au coeur de l'action et en particulier les fusillades. Elles ont payés initialement un lourd tribut en pertes humaines et canines: en effet, un suspect, par exemple, après avoir été poursuivi sur des kilomètres, comprenant qu'il n'arrivera pas à échapper au flair du chien, préfèrera se cacher et attendre l'arrivée du policier et de son chien pour ouvrir le feu quand ils seront suffisamment près. Dans le cas de fusillade, la moindre erreur ou hésitation peut conduire à la mort du policier. Si sur les terrain d'entraînement, cela se passait toujours bien, en situation, dans la rue, il a bien fallu constater que la plupart des équipes K9 n'étaient pas assez préparées. Deux problèmes apparaissent clairement:

 

1          -            Le chien surexcité: pour ces chiens entraînés à la méthode ancienne, les coups de feu, ou le simple fait de voir une arme représentent un véritable signal d             'attaque. Il est impossible de travailler avec un autre policier, car mis à part son maître, le chien attaque tout homme armé. De plus, ce genre de chien s'énerve et monte rapidement en agressivité; il cherche à partir à l'attaque, ne tient pas en place, tire sur sa laisse et devient de plus en plus difficile à contrôler. Par conséquent, son maître doit lutter avec lui pour le calmer. Il est bien sûr impossible de travailler sérieusement dans de telles conditions.  

2          -            Le chien qui panique: cela arrive même avec des chiens bien entraînés. Pour bien comprendre, il faut avoir à l'esprit qu'il y a une grande différence entre un           entraînement sur le terrain avec quelques coups de feu au 9mm et une fusillade dans la rue au pistolet-mitrailleur. Certains chiens pris de panique se mettent à tirer sur leur laisse comme des fous pour échapper au danger. Là encore, un policier obligé de lutter avec son chien se découvre et se met en danger.

Pour parer à ce genre de problèmes, les entraîneurs des chiens de police américain ont adapté des parcours de "RANGE TRAINING" pour les équipes K9 et un entraînement pour préparer le chien à travailler sans laisse, calmement. Le but recherché est de permettre au chien de devenir un véritable partenaire pour son maître.

Le "RANGE TRAINING" consiste en un parcours dans une rue reconstituée (type décor de cinéma). L'officier qui est mis à l'épreuve doit suivre un circuit représentant un patrouille. Rues et bâtiments reconstitués recèlent autant d'épreuves pour l'officier. Des cibles grandeurs natures se dressent subitement devant lui. Elles peuvent représenter des policiers, des civils innocents, mais également des malfaiteurs prêts à ouvrir le feu. L'officier doit ou non tirer selon les circonstances. Le temps de réaction est également pris en compte. Le policier perd ses points s'il tire sur un innocent ou s'il met trop de temps à réagir. Ce sont des épreuves difficiles où le sang froid et le métier sont les seuls garants de la réussite. Ce type de parcours adapté aux équipes K9, il ne restait plus qu'à mettre au point une méthode de travail. Comme c'est souvent le cas, la technique la plus simple fut choisie. Les entraîneurs ont tout simplement repris a technique des officiers (sans chien) en patrouille.  

Pris sous une fusillade, les policiers se mettent à l'abri. Le but est d'approcher le tireur suffisamment près pour procéder à son arrestation. Pour la progression, le premier policier tire vers le suspect en guise de diversion, ce qui permet à son partenaire d'avancer jusqu'à la prochaine position de couverture. C'est ensuite à lui de tirer vers le suspect permettant ainsi qu premier d'avancer à son tour.

Le parcours et la tactique étant défini, il n'y avait plus qu'à mettre en pratique.

L'officier K9 pris sous une fusillade se place à couvert. Son chien se couche entre ses jambes; le policier commande le "PAS BOUGER" ou "RESTE" et, tout en tirant vers le malfaiteur, se déplace vers sa prochaine position de couverture. Une fois en place, il tire vers le suspect et pendant la diversion, le chien est rappelé (commandement par signe); il rejoint son maître en courant et se place de lui-même en position couché entre les jambes de son maître. Cette opération est répétée autant de fois qu'il le faut pour que le policier et son partenaire canin soient suffisamment près du tireur, afin de procéder à son arrestation. Cette progression se fait sous un feu nourri du maître et du suspect et se termine par l'arrestation du malfaiteur par le chien.  

L'entraînement des chiens à cet exercice est tellement simple qu'il serait dommage de s'en passer. Deux ordres, deux actions: le "couché-reste" et le rappel au maître. Il faut commencer par des parcours sans utiliser d'armes, uniquement le mouvement. Le chien est mis au "couché reste", le maître se déplace et rappelle son chien. En fait, le plus délicat sont les coups de feu. Il faut prendre son temps et habituer le chien calmement. Le chien est près du maître, le tireur à 30 mètres d'eux. Il tire calmement pour ne jamais exciter le chien; la meilleure réaction étant le calme et la maîtrise. Le tireur se rapproche petit à petit jusqu'à 5 mètres. Il est nécessaire de suivre une progression rigoureuse sans brûler d'étapes pour ne pas mettre le chien en échec ou en doute. Ensuite c'est l'homme d'attaque qui travaillera le coup de feu avec le chien. Une fois accoutumé aux détonations, on pourra travailler en situation. Dans un premier lieu, seul le malfaiteur tire. Ensuite, c'est au tour du maître de faire feu. En fonction de la réaction du chien viendront les échanges de coups de feu. Le chien se conditionnera très vite à cette méthode et n'aura bientôt plus besoin d'ordres. Dès que vous pratiquez avec l'homme d'attaque, motivez le chien sur la cible. En fin de parcours, il maîtrisera l'homme en costume puis en civil. Il n'y a aucune difficulté dans cet exercice. Les gestes les plus simples étant les plus efficaces, celui-ci s'applique aussi bien aux agents armés qu'aux agents de sécurité (maître-chien, intervenant sur alarme...). Tous ces agents de sécurité accompagnés de chien peuvent se retrouver pris à partie par des malfaiteurs armés. Les cambrioleurs ne fuient pas forcément et peuvent décider d'éliminer l'équipe canine pour poursuivre leur action ou protéger leur fuite. Cet exercice est également intéressant pour les intervenants qui pénètrent sur un site pour faire une levée de doute. L'approche silencieuse et cachée reste la meilleure solution pour limiter les risques. La vigilance doit être de rigueur car de plus en plus, les malfaiteurs font usage de leurs armes.

Cette technique d'intervention utilisée par les maîtres-chiens de la police américaine a fait ses preuve sur le terrain. Les équipes K9 ont une grande expérience en ce domaine ; à nous d'en profiter.

 

 

 

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